Le Malinois : Caractère, alimentation, éducation, santé

Parfois confondu avec le Berger allemand, le berger belge Malinois partage avec lui de nombreuses qualités. Fidèle, affectueux, bon gardien, grand travailleur, très proche de ses maîtres… pour certains, c’est le chien idéal !

un Malinois aux aguets

Originaire de la région des Malines, en Belgique, il est rustique et costaud, comme tous les chiens du nord de l’Europe, mais plus facile à entretenir que ses cousins Groenendael, Laekenois ou Tervueren. En somme le chien parfait pour qui recherche un chien obéissant, sur lequel on peut compter en toute occasion !

La « formule 1 » des chiens

Harmonieusement proportionné, le Malinois est, ce que l’on appelle, un chien médioligne. En effet, comme la plupart des chiens de berger, son corps s’inscrit dans un carré, et il a des membres bien allongés. Très musclé, il n’est pas lourd pour autant.

Ses formes harmonieuses et sa musculature parfaite lui ont valu d’être comparé à un super bolide.

Initialement créé pour le travail sur troupeau, il a gardé de ses origines une grande rapidité de réaction. Ses membres sont taillés pour la course, et ses articulations faites pour supporter des efforts soutenus. Sa tête est sèche, d’une forme qui rappelle celle du loup.

un Malinois à l'écoute

Grâce à l’harmonie de ses formes et au port altier de sa tête, le Malinois donne une impression de robustesse élégante. Chien de travail par excellence, il est sélectionné depuis un siècle par des éleveurs qui ont cherché à réunir dans le même chien le « beau » et le « bon ». Ses allures sont vives et dégagées, couvrant le maximum de terrain. Sans cesse en mouvement, le Malinois semble infatigable. À cause de son tempérament exubérant, il a une tendance marquée à se mouvoir en cercle plutôt qu’en ligne droite.

Morphologiquement, les quatre variétés de Bergers belges sont identiques. Elles ne seront différenciées qu’à la fin du XIXe siècle, par le recensement et la classification de différents types régionaux. Cet « état des lieux » permet de distinguer les quatre variétés par la texture de leur poil et sa couleur. Les poils courts et les poils durs étant surtout présents dans le nord de la Belgique, alors que les poils longs sont originaires des régions du sud de Bruxelles. Chez le Malinois, le pelage doit être fauve charbonné avec un masque noir sur la tête.

Les trois points forts

  • Vif et rapide
  • Formes harmonieuses
  • Musclé et élancé
un Malinois couché dans l'herbe

Caractéristiques du Malinois

Queue

La queue du Malinois est bien implantée, forte à la base, de longueur moyenne. Au repos, le chien la garde pendante, alors que, en action, elle est légèrement relevée.

Oreilles

Les oreilles du Malinois sont triangulaires, raides et droites, haut plantées. Arrondies à la base, elles sont bien proportionnées. Très mobiles, elles bougent au moindre son.

Yeux

Les yeux sont de taille moyenne, légèrement en forme d’amande, de couleur brun foncé, aux paupières bordées de noir. Le regard du Malinois est direct, vif et intelligent.

Poil

Le poil est le seul critère qui permet de distinguer les quatre variétés de Bergers belges. Long pour le Groenendael et le Tervueren, dur et ébouriffé pour le Laekenois et enfin court pour le Malinois.

Truffe

Le Malinois a une truffe noire aux narines bien ouvertes. Son odorat extrêmement développé en fait un chien très souvent mis à contribution pour des recherches diverses.

De l’énergie à revendre !

un Malinois qui joue avec une balle

Toujours sur le qui-vive, énergique, infatigable, telles sont les caractéristiques du Malinois !

Le Malinois ne s’en laisse pas conter ! S’il est très proche de son maître et lui est très fidèle, il n’en garde pas moins son quant-à-soi… Il n’est pas de ceux qui acceptent sans sourciller les ordres contradictoires. Le chiot a de grandes facultés d’apprentissage et sera toujours prêt à satisfaire son maître, du moment que ces ordres sont cohérents. Adulte, il sera tout aussi désireux de plaire, toujours partant pour jouer ou travailler.

Le Malinois ne supporte pas la solitude.

un Malinois oreilles dressées

Un caractère bien trempé lui permet de s’adapter à toutes les situations et de supporter bien des provocations. Car c’est l’une des caractéristiques essentielles de la race : rester « zen » lorsqu’il le faut, mais démarrer au quart de tout si c’est nécessaire. Pour cela, les chiens sont soumis à des tests de caractère, permettant d’évaluer leur tempérament. Très réactif, le Malinois doit par conséquent être équilibré. La nervosité excessive et la couardise sont de graves défauts dans la race, souvent la conséquence d’une consanguinité trop étroite.

Comme toutes les races de chiens de berger, le Malinois est un compagnon affectueux, cherchant par tous les moyens à faire plaisir à son maître. Il suffit pour s’en convaincre de voir évoluer chien et maître côte à côte, l’épaule de l’animal collée au genou de l’homme, le regard du chien éperdu d’admiration pour son maître à « deux pattes » ! Le Malinois a un grand besoin de se sentir aimé : il s’adaptera donc sans difficulté au mode de vie et au caractère de son maître, à condition toutefois de se sentir utile. Il faut donc prendre soin de l’intégrer dès son plus jeune âge à la vie de famille, l’associant à toutes les activités auxquelles il peut participer : jeux, loisirs ou vie professionnelle, si cela est possible.

Trait de caractère

un Malinois couché

Le Malinois a besoin de se sentir aimé et entouré par sa famille. Il supporte mal la solitude et ne pourra en aucun cas vivre éloigné de son maître. Bien qu’il soit un excellent chien de garde, il ne doit pas être cantonné dans une niche au fond du jardin. Un tel traitement le rendrait à coup sûr ombrageux, voire franchement agressif. Sous ses dehors impassibles et intraitables, il a un cœur de guimauve ! Alors, s’il ne fait pas partie des races que l’on chouchoute à l’excès, une bonne dose de câlins est toutefois indispensable à son équilibre.

Les +

  • Affectueux et fidèle
  • Très réactif
  • Désireux de plaire

Les –

  • Parfois nerveux
  • Ne supporte pas la solitude
  • Toujours sur la brèche
un Malinois entre deux troncs d'arbre

Le Malinois en bref

  • Taille : 56 à 66 cm
  • Poids : 28 à 35 kg
  • Diffusion : Environ 30 000 sujets de pure race en France
  • Prix : Moyen
  • Coût d’entretien : Moyen
  • Alimentation : Ménagère (980 g) – Humide (1 580 g ) – Croquettes (540 g)

Le Malinois est-il un chien pour vous ?

  • Il a besoin de se sentir associé à toutes vos activités au point de se montrer parfois trop présent.
  • Très tonique, il a une grande rapidité de réaction, jusqu’à risquer parfois d’être incontrôlable.
  • Il cherchera toujours à vous plaire.
un Malinois dans l'herbe

Origines

  • Pays : Belgique
  • Époque : Fin XIXe siècle
  • Ancêtres : Chiens de berger belges
  • Aptitudes : Garde, chien de compagnie, sport, travail

Docile, mais pas servile

L’éducation du Malinois passe par la douceur. En effet, son tempérament parfois à fleur de peau ne s’accommodera pas d’ordres hurlés ou encore de punitions corporelles. Tout passe par le respect et la confiance mutuels. L’éducation doit être précoce, basée sur le contact avec les humains et les autres animaux dès le plus jeune âge. Ce sera alors la garantie d’avoir un chien équilibré et bien dans ses poils.

un Malinois couché

Comme tous les chiens de berger, l’éducation du Malinois est relativement aisée. Mais il y a toutefois quelques règles à respecter…

Le Malinois comprend très bien et très vite ce que l’on attend de lui, pour peu que les ordres soient énoncés clairement. Les règles doivent être immuables et le chien doit comprendre très tôt qu’il ne doit pas les enfreindre. En cas de désobéissance, la plus grande punition est de le bouder pendant quelques minutes ou quelques heures, selon la gravité de la transgression. Mais il est naturellement obéissant, et ces mesures de rétorsion sont bien souvent inutiles ! Il intègre très vite les ordres et il se met en quatre pour satisfaire aux exigences de ses maîtres.

Mais il ne faut pas prendre son obéissance et son désir de plaire pour de la servilité. En effet, le Malinois n’est pas un chien « mécanisable » : il ne supporte pas les exercices trop répétitifs et, au-delà d’un certain seuil, son naturel fier et indépendant risque de reprendre le dessus. Il est donc important de ne pas reproduire toujours les mêmes exercices et d’alterner séances d’éducation et jeux. Pour lui il faut savoir varier les plaisirs !

séance d'éducation pour un Malinois

À faire

  • Le socialiser très jeune
  • Alterner jeux et éducation
  • Donner des ordres clairs

À ne pas faire

  • Se dispenser de l’éduquer
  • Lui donner une punition corporelle
  • Lui faire faire toujours la même chose

Enfants turbulents s’abstenir !

Le caractère à fleur de peau du Malinois s’accommode mal des enfants mal élevés. Attention donc avec les enfants turbulents, car l’ambiance aurait tôt fait de devenir survoltée ! Le chien, qui ressent parfaitement les moindres changements d’humeur de ses maîtres, pourrait vite devenir surexcité et difficilement contrôlable. Avec mes enfants calmes, en revanche, tout se passera pour le mieux. Le Malinois se révélera, la plus merveilleuse des nounous, attentive et douce ! Avec les plus grands, il sera le compagnon idéal de tous les jeux.

Une mécanique de précision

un Malinois la gueule ouverte

Si le Malinois est un excellent chien de travail, il sait aussi se montrer un joueur invétéré !

Le Malinois est, avec le Berger allemand, le chien le plus utilisé dans l’administration française pour les tâches de protection, de surveillance et de recherche. Son éducation facile, son désir de plaire à son maître, son odorat exceptionnel sont autant de critères qui lui ont permis d’être au premier rang des races de travail. Mais tout le monde ne cherche pas un Rambo à quatre pattes ! Car, si le Malinois est un extraordinaire auxiliaire de l’armée, il s’avère aussi un merveilleux compagnon pour ceux qui cherchent à pratiquer des activités sportives avec leur chien.

un Malinois qui attend pour jouer à la balle

En agility, il fait des étincelles : sa rapidité et sa vivacité de réaction trouvent là l’occasion idéale de s’exprimer ! Il forme un duo complice avec son maître, et il faut le voir sauter dans ses bras lorsqu’un parcours est terminé ! Très à son aise, il cumule en agility – comme dans tous les sports canins ou presque – les titres de champion. En obéissance, en pistage, en troupeau, il grimpe toujours sur les plus hautes marches du podium, pour peu qu’il donne toute sa dimension !

La pratique d’un sport canin est quoi qu’il en soit tout à fait recommandée : en effet, le Malinois a impérativement besoin de se dépenser pour être heureux. Il ne pourra en aucun cas se contenter d’une petite promenade-pipi ! Grand sportif, il aime pouvoir décharger un peu de son énergie lors de grandes balades. Il est donc absolument indispensable, s’il doit vivre en appartement, de lui accorder quotidiennement l’exercice nécessaire à son équilibre, faute de quoi on risquerait de voir apparaître des signes de nervosité excessive, manifestation patente d’un déséquilibre, qu’il faudra surveiller.

un Malinois en train de faire un parcours d'agility

Côté santé, aucun problème, la race est relativement épargnée par la dysplasie de la hanche, qui touche les chiens de grande taille, et l’on ne connaît pas d’affection spécifique au Malinois. Pour son entretien, un coup de brosse hebdomadaire suffit.

À faire

  • Pratiquer un sport canin
  • Lui faire faire beaucoup d’exercice
  • Lui donner une alimentation adaptée à son activité

À ne pas faire

  • Le cantonner en appartement, il deviendrait agressif
  • Le nourrir juste avant une compétition
  • Ne pas tenir compte de sa vivacité

Alimentation : un régime de sportif

un Malinois qui mange des croquettes

Le Malinois n’est pas un chien difficile.

  • Comme tous les grands sportifs, le Malinois a besoin d’une alimentation adaptée. En période d’entraînement et de concours, le chien doit bénéficier d’apports plus importants en protéines et en glucides. Les premières permettent de fournir des efforts importants, les secondes favorisent la pratique de l’exercice sur la durée.
  • Si le chien doit fournir des efforts importants, il faut prendre garde à ne pas lui donner son repas juste avant, afin de limiter au minimum les risques de retournement de l’estomac.
  • En dehors des périodes d’activité, le Malinois peut être nourri avec une alimentation industrielle, sèche ou humide.
  • Un grand bol d’eau fraîche doit rester en permanence à sa disposition.

En savoir plus

Le Club français du chien de berger belge.