Le Dobermann : Caractère, alimentation, éducation, santé

Qu’il soit noir et feu, comme on le rencontre souvent, ou bine marron et feu, le Dobermann est à la gent canine ce que le pur-sang est aux chevaux : un animal aux lignes pures, bâti en force et bien musclé.

un Dobermann en gros plan

Une élégance naturelle qui fait de lui l’idole des esthètes et des amateurs de chiens… de caractère ! Car, même si la mauvaise réputation dont il a souffert est maintenant loin derrière lui, et qu’il sait être un chien équilibré, excellent gardien et bon compagnon, force est de reconnaître qu’il n’est pas recommandé de le choisir si c’est le premier chien que vous adoptez.

Le pur sang de la race canine

un Dobermann couché

Le Dobermann est un condensé d’élégance, de puissance et de force.

On pourrait comparer le Dobermann à un cheval pur-sang. Il partage avec l’espèce équine cette élégance naturelle et cette prestance indéniable. Il est ce que l’on appelle dans le langage courant « une belle bête » !

Sa sculpturale musculature est à la fois fine et puissante. Une impression de puissance se dégage immédiatement du Dobermann. Son poil fin et brillant souligne sa magnifique plastique. Il ne laisse personne indifférent : soit on l’admire, soit on s’en méfie. Car, lorsqu’il tourne vers nous sa longue tête en forme de coin que porte son cou musclé et qu’il nous fixe de ses yeux sombres, on sent que l’on a affaire à un chien pas comme les autres.

La plupart des Dobermanns ont les oreilles coupées. Ce sont alors deux flèches qui se dressent de chaque côté du crâne et qui viennent renforcer son air impressionnant. Les puristes vous diront qu’un Dobermann auquel on ne coupe pas les oreilles perd de son identité. Ce n’est certes plus le même animal que l’on a alors en face de soi. La femelle, sans pour autant avoir moins de prestance, est un peu plus longue que le mâle. Elle est aussi plus souple de caractère. Car, aussi beau soit-il, le Dobermann n’est pas seulement une belle sculpture vivante : c’est un chien au tempérament bien trempé et qui se mérite.

Pour devenir un champion, pas de taches blanches ni de robe trop claire ou bleue ni de poils trop longs ou ondulés ne sont acceptés pour pourvoir participer à un concours canin.

un Dobermann dans un bois

Caractéristiques du Dobermann

Queue

De même que pour les oreilles, elle peut être coupée (on garde alors deux vertèbres) ou entière, comme cela est le cas dans les pays où la loi proscrit la caudectomie.

Oreilles

La menace d’interdiction de la coupe d’oreilles plane sur l’Europe. Pour l’heure, le Dobermann peut les avoir coupées ou entières. Dans ce dernier cas, si cela ne change pas son caractère, cela lui confère un air bien moins impressionnant.

Yeux

Ils sont perçants, presque énigmatiques, et reflètent sa personnalité entière. En les regardant de plus près, on peut remarquer que le bord des paupières est garni de cils.

Poil

Le poil du Dobermann est court, rude, serré et lisse. Le sous-poil, connaît pas ! Et, si la robe noir et feu est la plus connue, sachez qu’il existe aussi des Dobermanns marron et feu.

Truffe

Bien développée, plus large que ronde, elle présente de grandes narines. Elle est de couleur noire chez les Dobermanns noirs et un ton plus clair que la robe chez les sujets marron.

Origines

  • Pays : Allemagne
  • Époque : Fin XIXe siècle
  • Ancêtres : Pinschers, Rottweilers, Beaucerons
  • Aptitudes : Chien de garde, de travail et de compagnie
un Dobermann dans un champ de coquelicots

Le Dobermann en bref

  • Taille : De 63 cm à 72 cm
  • Poids : De 32 kg à 45 kg
  • Diffusion : Environ 25 100 sujets de pure race en France
  • Prix : Moyen
  • Coût d’entretien : Moyen
  • Alimentation : Ménagère (1.2 kg) – Humide (1.9 kg) – Croquettes (700 g)

Il a meilleure réputation

un Dobermann avec un haltère dans la gueule

Question tempérament, c’est aussi un pur sang !

Le Dobermann a mangé son pain noir. Il y a quelques années, il avait une très mauvaise réputation : agressif, méchant, imprévisible… Il a de plus été utilisé durant la guerre, ce qui n’a pas laissé de bons souvenirs. Le club qui gère cette race a donc mis en place un gros travail de sélection afin d’améliorer l’image du Dobermann. Et ce travail a porté ses fruits, permettant de créer des lignées de chiens équilibrés, très sociables et sur lesquels on peut compter.

Mais « équilibré » ne veut pas dire sans tempérament ni fort caractère. Le Dobermann n’en manque pas et sera toujours égal à lui-même : c’est avant tout un gardien. Il est d’ailleurs sélectionné pour ses aptitudes à la défense. Il restera avant tout dissuasif, mais il passera à l’acte s’il estime qu’il y a danger pour les siens. Il se méfie d’ailleurs toujours des étrangers. En dehors des périodes de garde, c’est un chien sociable, dès lors qu’il est issu d’une bonne lignée et qu’il est correctement éduqué. Proche de ses maîtres sans pour autant se montrer pot de colle, il ne doit cependant pas être livré à lui-même des journées entières. Il a besoin de présence et de contacts.

En ce qui concerne ses rapports avec ses congénères, inutile de vouloir faire cohabiter deux mâles ensemble. C’est quasiment impossible. Alors que face à un chien de sexe opposé, cela se passera généralement bien, tout comme avec les autres animaux dès lors qu’il ne se sent pas en compétition. Une différence est à noter entre le mâle Dobermann et la femelle : cette dernière est aussi calme et sensible que le mâle peut être intelligent et fougueux. Il fera davantage preuve de dominance et sera en cela plus dur à éduquer. C’est une notion dont il faut tenir compte avant l’acquisition, d’autant plus s’il s’agit du premier chien que vous adoptez. En tout état de cause, ce n’est pas le chien des néophytes. Si l’on estime ne pas avoir la poigne nécessaire, autant ne pas commettre d’erreurs.

un Dobermann dans la neige

Trait de caractère

Le Dobermann n’a pas la souplesse de caractère des chiens de berger, par exemple. Pour avoir à ses côtés un Dobermann digne de confiance, le maître aura un rôle très important à jouer, car l’éducation influera beaucoup sur le caractère du chien. Le Dobermann peut devenir envahissant, si son propriétaire ne s’en occupe pas convenablement. De plus, il fait preuve d’une sensibilité à fleur de peau. C’est la raison pour laquelle il éprouve le besoin de se retrouver dans une cellule familiale calme et équilibrée.

La femelle est plus souple de caractère que le mâle.

Le Dobermann est-il un chien pour vous ?

  • C’est avant tout un chien de garde, qui verra toujours d’un mauvais œil les étrangers à son territoire.
  • Fidèle et courageux, il ne recule devant rien. Il faut donc savoir le maîtriser.
  • Le mâle est un peu plus « dur » : à réserver aux maîtres expérimentés.

Les +

  • Fidèle et dévoué
  • Protecteur de tous les instants
  • Intelligent

Les –

  • Fort caractère
  • Peut être dominant
  • À eu mauvaise réputation

Maître équilibré, chien équilibré

une patte de Dobermann dans la main de son maître

Pour qu’il soit bien dans ses poils, il faut être cohérent avec lui.

L’éducation du Dobermann demande beaucoup d’attention. Tout d’abord, il faut choisir cette race en connaissance de cause : être un maître expérimenté, qui aura la poigne et la patience nécessaires pour mener à bien son éducation, ou se sentir vraiment capable de « gérer » ce genre de chien.

L’activité et le jeu : de bons moyens pour éduquer le Dobermann.

Pour la maître néophyte qui souhaite malgré tout se lancer dans l’aventure, le passage par un club d’éducation canine est une bonne solution. Cela permet d’être conseillé sur la conduite à tenir et éviter ainsi un certain nombre d’erreurs qui pourraient être lourdes de conséquences. À noter que les activités sportives constituent pour le Dobermann un excellent moyen de le canaliser en lui offrant la possibilité de s’exprimer et de se défouler.

C’est un chien intelligent. Le tout est donc de s’y prendre correctement : ne jamais faire preuve de violence et être logique, car le Dobermann ne supporte ni l’injustice ni les ordres contradictoires, ni les sautes d’humeur de ses maîtres. S’il est prêt à se faire réprimander, il ne comprend pas en revanche pourquoi il est frappé. Il convient de ne jamais faire preuve de laxisme ; ce n’est qu’à l’intérieur d’un cadre défini avec précision qu’il parviendra à s’épanouir pour devenir le gardien sans faille et l’excellent chien de famille qu’il peut être.

un Dobermann qui regarde droit devant lui

Son cadre de vie influe sur son tempérament.

À faire

  • Être ferme et cohérent
  • Être soi-même calme et équilibré
  • Choisir une femelle si c’est votre premier chien

À ne pas faire

  • Se montrer brutal ou violent envers lui
  • Relâcher la pression
  • L’exciter ou l’inciter à être méchant

Avec les enfant, il sait se montrer patient… Mais pas trop !

On ne peut jamais se fier réellement aux réactions des chiens quand ils se retrouvent seuls avec des enfants. Surtout que ces derniers font parfois preuve d’une grande malice envers leurs copains de jeux à quatre pattes ! Le Dobermann s’entend bien avec les plus jeunes, mais la présence d’un adulte est recommandée. S’il sait se montrer patient et doux en règle générale, sa tolérance de dépasse pas certaines limites.

Joueur et travailleur

un Dobermann au bord d'un lac

Compétitions sportives ou activités purement ludiques : il faut que ça bouge !

Inutile de vouloir en faire un gardien incorruptible et le pousser dans ce sens. Le Dobermann a de ce point de vue un instinct très développé et il s’acquittera très bien de cette mission, sans avoir besoin d’un dressage intensif. Mieux vaut chercher à multiplier les activités qui feront de lui un adorable compagnon pour la famille et qui sont indispensables pour lui.

Le Dobermann a besoin de se dépenser chaque jour.

Il aime jouer et il aime travailler. De nombreux maîtres de Dobermanns participent d’ailleurs régulièrement à des compétitions canines. Si certains de ces sports sont à réserver aux maîtres avertis, aux passionnés et aux professionnels (des Dobermanns sont utilisés comme chiens de recherche en décombres), il reste de nombreuses activités qui feront le bonheur de votre Dobermann et qui contribueront à son épanouissement. L’agility vient en première position. D’autres pourront se tourner vers le cavage : le Dobermann a en effet un excellent flair pour la recherche de truffes. Et qui pourrait lui en faire le reproche ? Quoi qu’il en soit, l’activité devra être régulière et relativement intense, car il a besoin de dépenser son énergie. Même si vous n’êtes pas un grand sportif, vous devrez consacrer du temps au défoulement, qui lui est nécessaire.

Le Dobermann n’a rien d’un chien sédentaire.

un Dobermann qui court

En un mot, ce n’est pas un sédentaire : randonnées sportives, balades à bicyclette, footing, canicross, promenades diverses et variées… Il est partant pour tout et est capable de parcourir de longues distances. De retour chez lui (en maison ou en appartement, car cela est tout à fait envisageable), il n’est pas fait pour rester seul. Ce n’est pas le genre de chien à vivre en chenil. Il aime la présence de ses maîtres et la chaleur de son foyer. Prévoyez une couche confortable afin d’éviter la formation de cals ou d’escarres, car sa peau fine est fragile, notamment au niveau des articulations.

Le vétérinaire, connaît pas ! Il ne sera consulté que pour les rappels de vaccins et les visites de routine, car la race jouit en règle générale d’une bonne santé. Enfin, côté entretien, avec le Dobermann vous serez quitte pour un brossage hebdomadaire, rien de plus.

À faire

  • Respecter son besoin d’exercice
  • Veiller à sa croissance
  • Le faire participer à la vie de la maison

À ne pas faire

  • Le cantonner en chenil
  • Rechercher à tout prix les activités avec du mordant
  • Ne voir en lui qu’un gardien
un Dobermann dans la neige

Alimentation : Une question de croissance et d’activité

  • Le Dobermann fait partie des chiens de grande race : sa croissance est donc assez longue. Il faudra en tenir compte dans ses rations, afin de lui offrir une alimentation couvrant tous ses besoins. L’éleveur chez qui vous aurez acheté votre chiot, ou votre vétérinaire, vous conseillera dans ce domaine.
  • Le chiot Dobermann doit être nourri trois ou quatre fois par jour à heures fixes.
  • Afin d’éviter les problèmes de retard de croissance, d’anémie ou d’atteintes du squelette, les aliments industriels sous forme de croquettes ou de soupe apporteront tout ce qu’il faut au bon développement de votre Dobermann.
  • Tout dépendra ensuite de l’activité de votre chien. Le Dobermann sportif, celui qui travaille ou traverse des périodes d’activité intense, devra bénéficier d’une alimentation plus énergétique que celle du Dobermann menant une vie de famille et qui fait des balades avec ses maîtres.
  • Enfin, respectez les dosages, car même s’il se se dépenses sans compter, il serait dommage que son beau corps musclé disparaisse sous une couche de graisse.

En savoir plus

Site officiel du Dobermann club de France