Qu’est-ce que la maladie du disque intervertébral chez le chien ?

La maladie du disque intervertébral est une maladie douloureuse et débilitante de la moelle épinière. Malheureusement, l’euthanasie d’un chien atteint est parfois envisagée.

un Teckel en balade

On pense que les chiens à dos long et à pattes courtes présentent le plus grand risque de développer une maladie du disque intervertébral, mais tous les chiens peuvent développer la maladie.

Les deux catégories de la maladie du disque intervertébral sont les suivantes

  • Hansen de type I : il s’agit d’une rupture traumatique (hernie) du disque intervertébral. Si le matériau du disque est éjecté vers le haut, il provoque une douleur au niveau du ligament longitudinal dorsal et peut comprimer la moelle épinière, entraînant un dysfonctionnement des nerfs. Si la matière du disque est éjectée latéralement, elle peut affecter les racines des nerfs rachidiens, provoquant une douleur et un dysfonctionnement des nerfs. Environ 25 % des Teckels sont atteints de la maladie de type I à un moment ou à un autre de leur vie.
  • Hansen de type II : il s’agit d’une maladie dégénérative plus lente dans laquelle la fibrose de l’anneau s’use, ce qui fait que le disque intervertébral empiète lentement sur le ligament longitudinal dorsal, la moelle épinière ou les racines des nerfs rachidiens sur une période de plusieurs mois à plusieurs années. La maladie de type II est surtout observée chez les Bergers allemands.

Les étapes de la maladie du disque intervertébral chez le chien

Les signes cliniques de la maladie varient en fonction de l’évolution de la maladie. Le premier stade de la maladie est une douleur localisée. Avec l’augmentation de la gravité de la maladie, les signes peuvent être les suivants :

  • Mauvaise proprioception, c’est-à-dire la capacité du chien à reconnaître l’emplacement de ses membres dans l’espace
  • Incapacité d’utiliser un ou plusieurs membres
  • Altération des muscles qui contrôlent la continence urinaire et fécale
  • Diminution de la capacité à détecter une douleur superficielle pouvant aller jusqu’à une douleur profonde

Diagnostic de la maladie du disque intervertébral chez le chien

Le diagnostic d’une maladie du disque intervertébral présumée commence par un examen neurologique et une évaluation de la douleur. D’autres problèmes présentant des symptômes similaires, tels qu’une fracture ou une dislocation vertébrale, une tumeur affectant le canal rachidien ou les nerfs rachidiens voisins, ou une embolie fibrocartilagineuse, seront éliminés pour établir le diagnostic de la maladie du disque intervertébral.

  • Proprioception : les réflexes de proprioception conscients sont testés en retournant les pattes d’un chien debout de façon à ce que le dessus de la patte repose sur le sol. Un chien normal retournera sa patte dans le sens normal, les coussinets des pattes faisant face au sol. La proprioception générale peut être testée en penchant le chien sur le côté avec un support, pour voir si la patte ajuste automatiquement sa position afin d’éviter une chute potentielle.
  • Allure : la démarche du chien est évaluée. Les chiens souffrant d’anomalies proprioceptives peuvent frotter leurs pattes de manière audible ou visible lorsqu’ils marchent, et les griffes des pattes affectées peuvent être beaucoup plus courtes que celles des membres non affectés en raison du frottement. Les chiens peuvent être ataxiques (démarche non coordonnée), parfois uniquement pour les membres postérieurs (ce qui donne un indice sur l’emplacement de la hernie discale).
  • Anus : l’anus est examiné pour vérifier le tonus musculaire et l’incontinence.
  • Capacité à ressentir la douleur : chez les chiens incapables d’utiliser leurs membres, un fort pincement est appliqué entre les orteils du membre affecté. Si le chien ne retire pas sa patte du stimulus douloureux, on considère qu’il ne ressent pas de douleur profonde.
  • Tests : les radiographies peuvent aider à déterminer si une fracture ou une luxation est à l’origine des signes cliniques. Il est parfois possible de visualiser de la matière minéralisée dans le disque et de constater un rétrécissement de l’espace intervertébral, ce qui donne des indications sur l’endroit où la hernie discale a pu se produire.

Des tests diagnostiques plus sophistiqués peuvent inclure une myélographie, un scanner ou une IRM, qui peuvent aider à localiser l’emplacement précis de la compression de la moelle épinière.

Traitement de la maladie du disque intervertébral chez le chien

L’un des principaux traitements de la maladie est la restriction de l’exercice. La meilleure solution consiste à enfermer le chien dans une cage et à le laisser sortir en laisse courte, uniquement pour qu’il fasse ses besoins.

Si les symptômes du chien sont relativement légers, un traitement médical à base de stéroïdes ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens peut être envisagé, ainsi que des relaxants musculaires et d’autres médicaments contre la douleur. Un traitement au laser thérapeutique froid peut soulager l’inconfort. Des sédatifs oraux légers peuvent aider à rendre un chien normalement actif plus calme et moins anxieux.

Si les signes cliniques sont graves (paralysie, incontinence), une intervention chirurgicale peut être envisagée, dans le but de soulager la compression de la moelle épinière. La chirurgie ne garantit pas un retour à la fonction, et une longue thérapie de rééducation physique est généralement nécessaire pour aider le chien à marcher à nouveau. La thérapie peut comprendre des exercices et des manipulations en salle, une thérapie sur tapis roulant immergé et un programme d’exercices à domicile.

Soins à domicile

Si le chien se remet d’une crise, il est recommandé d’envisager d’éliminer de son mode de vie les activités qui impliquent de sauter et de se retourner rapidement. Il s’agit notamment d’activités telles que le jeu de balle, l’entraînement à l’agilité et les randonnées en laisse.

Si l’on n’opte pas pour la chirurgie, ou si celle-ci n’a pas permis de rétablir les fonctions du chien, il est possible d’utiliser un chariot pour l’aider à retrouver une certaine mobilité et de commencer des soins à domicile, où le propriétaire apprend à faire l’expression de la vessie et à gérer l’incontinence fécale. Les soins à domicile pour un chien paralysé exigent toutefois beaucoup de temps et d’énergie, et si le propriétaire ne peut pas s’engager à ce niveau de soins, l’euthanasie peut être envisagée.

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